La Rosée de Soleil – 3

La Rosée de Soleil – 3

9 septembre 2019 Non Par Anne-Charlotte Beck

Les lacs miroitants reflètent le visage de Dieu. 

Chaque gouttelette EST Dieu. 

L’infiniment petit et l’infiniment grand se rejoignent dans la beauté du monde, sa simplicité et sa pureté. L’âme du Ciel s’unit à celle de la Terre nouvelle et céleste. 

Les poissons reflètent, eux aussi, cette substance d’infini jusque dans leurs écailles surnaturellement irisées. Les fonds marins sont une explosion de couleurs inouïe ! Tout est décuplé dans la profusion et la luxuriance des formes, des couleurs, des mouvements produits par la créativité céleste. 

Ici, les poissons ne fuient pas le plongeur. Au contraire, ils viennent au devant de lui, le regardent, le frôlent. L’humain nouveau côtoie le nouvel animal, leurs regards se parlent, se comprennent. La joie passe. Les coeurs communiquent. Les êtres se touchent. 

On dirait que les eaux, même les plus profondes, sont habitées par la lumière. Il n’y fait jamais sombre. Par quelle magie ? L’eau semble elle-même porteuse de lumière jusque dans ses atomes. 

Les fonds marins ressemblent à un tapis multicolore, un tableau de Matisse. 

Et soudain, c’est LA rencontre. L’être suprême du fond des mers s’en vient.

Cette baleine semble encore plus grande que la plus grande baleine sur Terre. 

Pourtant elle n’est nullement effrayante. Tout en elle est Appel. Un chant d’amour pour l’être humain et pour toute la création. Tout en elle parle d’unité divine. La baleine est là, maitre de puissance, de douceur et d’amour. Elle rayonne une vibration infiniment douce et paisible qui transforme tout sur son passage. Elle est remplie d’intelligence aussi. Qui communique avec elle en sort transformé à jamais.

L’âme et la mémoire du monde sont contenues dans la baleine. Elle en est la gardienne, elle est chargée d’en faire la synthèse aimante et bienheureuse et de diffuser ce trésor dans l’eau, car l’eau est mouvante et porte partout cette Mémoire, à travers les mers, les pluies, les rivières… puis elle est bue et imbibe les corps, les végétaux… elle lave, elle circule, elle se transforme, elle revêt mille formes pour retourner à l’océan chargée d’une nouvelle histoire, encore plus grande que la précédente, puisqu’enrichie des individualités, des histoires, des paysages qu’elle aura rencontrés. 

Et le mariage se poursuit dans l’océan. Le mariage de la mémoire et de l’amour…

Et le cycle recommence, à travers chaque gouttelette d’Eau. 

Nouvelle Terre. 

Nouvelle ère. 

Nouvelle Eau.